jeudi 6 novembre 2014

Acter la raréfication de l'emploi, le choix d'une société redistributive ainsi que la nécessité économique et morale d'une baisse du poids de l'Etat

"Nous vivons une crise grave." "Le chômage va finir par se résorber." Deux hypothèses fortes qui ne font qu'une seule. Ce ne sont que des hypothèses. Le monde et l'économie ne sont pourtant pas de grosses machines ronronnantes et immuables. Les dynamiques changent, nos sociétés avec.

Si le chômage explose c'est qu'il y a moins de travail, malgré les bullshit jobs, le travail se raréfie. S'agit-il d'un état temporaire ou d'une tendance de fond ? La France, pour ne parler que d'elle, s'asphyxie avec 10% de chômage officiel (30% ?), mais, vers combien glissons-nous ? 20 ? 30 ? Combien de "faux emplois" (voir l'article relatif aux bullshit jobs) va devoir soutenir l'économie d'ici 2034 (20 ans, c'est loin). Rappelons qu'en 1994 Internet n'était probablement pas chez vous, vous n'aviez pas de téléphone portable, nous avions encore le franc, nous étions déjà "en crise" et le service militaire était encore là..

"La mine est vide, tous les filons sont épuisés"

"Creuses encore!"

Ne va-t-on pas tuer le malade à vouloir à tout prix le soigner ? Dans la configuration actuelle on rejette tout ce qui détruit de l'emploi. Une machine magique coute le salaire d'un ouvrier et permet de produire autant qu'avec 100 ouvrier, on l'arrête la frontière.

La machine ci-dessus est symbolique, elle existe, mais on ne lui a pas encore barré la route. En revanche sous prétexte de "protéger l'emploi" on met des batons dans les roues à l'économie.

Parlons du psychodrame lié à l'absence de travail.

Le mythe du travail

Il y a de grandes corrélations économiques qui ne sont valables qu'un temps, celle de la quantité d'énergie et de la richesse d'un pays, celle de l'emploi et de la richesse d'un pays. Sont-elles en train de changées ?

Aujourd'hui plus que jamais perdre son emploi est une perte de revenus et de statut social importante. Notons que l'aspect statut social / espoir est peut-être plus important aujourd'hui qu'avant. Etre en stage sans rémunération est mieux vu qu'être sans emploi.

Ce mythe du travail est malsain, on investit ressources monétaires et énergie au prétexte de le préserver, on rempli des administrations de cohortes "d'agents", on créé des "emplois d'avenir" dont le nom, approuvé par Orwell, reflète peut-être le fond du problème. Peut-on avoir un avenir sans avoir un emploi.

Qui peut soutenir devant un miroir qu'un droit du travail dont la taille se mesure en dizaine de milliers de pages (code et "conventions") n'est pas une injure à l'équité face à la justice ?

La réflexion du temps de travail

Sous cet angle la réflexion des 35h n'était peut-être pas dépourvue de sens. Sa mise en oeuvre l'a transformé en une augmentation généralisée des salaires. Quand l'idée de départ était plus de constater la rareté du travail et d'en favoriser le partage, la mise en oeuvre a consisté à rentre le travail plus cher et donc le raréfier encore plus.

Comment distribue-t-on l'oisiveté en occident au XXIème siècle ?

Si être un homme de 35 ans avec des études implique: avoir un emploi ou être une merde. Pour d'autres, on a construit des images de retraité, d'étudiant, de mère au foyer où l'absence d'emploi est vue comme parfaitement normal.

Le passage d'un statut à l'autre se fait généralement difficilement.

Cette société nous coûte

Travailler coûte de l'argent, des locaux, du matériel, des déplacements, de la nourriture accessible. Ce coût est certain. La production du travail l'est moins. Ces armées de stagiaires aux archives, ces employés de l'avenir qui ne coutent rien mais n'ont rien à faire... Ils sont tous heureux d'avoir un salaire ou une expérience en plus à mettre sur leur CV mais il n'est pas impossible qu'ils détruisent des ressources plus qu'ils n'en développent.

Je ne blame personne ici, j'énonce des faits. Ils ne sont ni coupables d'avoir des ambitions, ni coupables d'être tombés au mauvais endroit au mauvais moment.

Maintenir la pression sur ceux qui ne trouvent pas d'emploi et soutenir cette subtile fiscalité incitative doit bien couter quelques millions et probablement quelques milliards en frais directs et indirects.

Le revenu de base

On peut être libéral autant que l'on veut, je pense qu'il est un peu illusoire de croire qu'en chaque français un libertarien sommeille. Le socialisme est bien ancré en France. Et la proposition de revenu de base à l'avantage de consilier une volonté de redistribution avec une équité et une facilité de gestion unique.

Cette notion est entourée de fausse questions et de faux principes: "comment peut-on donner de l'argent comme ça, il sortira d'où cet argent d'abord?", "comment peut-on donner de l'argent à des gens qui ne travaillent pas?". L'argent coule déjà à flot de l'Etat, et des mannes sont dépensés en gestion et en flicage de ceux qui s'acharnent à chercher un travail là où il n'y en a pas.

La libéralisation de l'économie

Est-ce qu'il n'y aurait pas à travers ce revenu de base l'opportunité d'absorber d'autres aides, de délégitimer les législations autour de l'économie et du travail ? Pourquoi ne pas laisser plus de portes ouvertes si l'on s'assure que les individus qui composent la société se portent bien.

Les salaires minimums sont des gouffres pour les emplois à faible productivité. Un revenu de base c'est aussi rendre un peu plus sexy pour le travailleur les emplois moins bien payés. Nous ne sommes pas dans une économie où ces emplois à faible valeur ajoutée empêchent le développement d'autres activités, nous sommes dans une économie où il est impossible de trouver un emploi pour beaucoup.


vendredi 7 mars 2014

Police et gendarmerie

Sous tous les gouvernements, anciens et moderne, il a existé un corps armé destiné à protéger la société contre les individus qui attentent à la sûreté des personnes et à la conservation des propriétés, aussi l'origine de la Gendarmerie ou d'institutions analogues, se confond-elle avec l'origine des peuples.

Dictionnaire de la Gendarmerie française

A méditer aujourd'hui, où, semble-t-il, les priorités ne sont plus tout à fait les mêmes et favorisent plus les rentrées d'argent et l'application de l'arbitraire pour délaisser les missions originelles


vendredi 7 février 2014

Montebourg ou l'ingénu

Si les qualités de nos hommes politiques en matière de morale douteuse, de copinage, de corruption et d'abus de bien sociaux sont variables, il y a un élément plutôt rare et inattendu dans les déclaration de Montebourg.

Cahuzac ne s'est pas présenté sur un journal télé pour dire que tant qu'à voir des pots de vin passer autant en encaisser quelques uns. Sapin ne débarque pas fleur au fusil en expliquant que ses prévisions sont fausses car elles répondent à des problèmes d'images avant de répondre à un soucis de planification. Lefebvre et Bertrand n'ont jamais reconnu que ses prises de positions grotesques qu'ils assumaient avaient pour seule ambition de montrer leur ambition, je mords donc je monte.
Marine, le paquebot en tailleur du FN, n'a jamais devisé sur la difficulté d'élargir à tout prix son électorat tout en préservant celui de départ, qui se fait sucer les chevilles à chaque discours de l'UMPS. Même Valls, pourtant prêt à tout pour montrer que les socialistes du PS sont aussi infâmes que ceux de l'UMP et qu'en conséquence il se verrait bien président, ne l’étale pas aussi explicitement.

Arnaud le simple, lui, s'en fout... A la conférence Le Web de décembre, il déclarait devant le monde entier, en anglais, sa volonté de ralentir l'innovation pour préserver les industries existantes. C'est presque à nous faire regretter qu'il parle si bien anglais quand la seule externalités de la chose est de montrer le côté 100% conservateurs de la France.

Mais du conservateur au con servile, il n'y a malheureusement que peu de chemin.

"Je suis contre la concurrence, je veux encourager les ententes". Ou, pour reprendre l'original: "ce n’est pas une politique, la concurrence, c’est même l’absence de politique. Nous avons décidé de mettre fin aux excès dangereux de cette politique. Nous pensons qu’il est nécessaire qu’il y ait un certain nombre d’ententes, pas dans le sens condamnable du terme mais dans le sens utile", dans le contexte de la protection des opérateurs historique, je suis curieux de savoir ce qu'est l'utile.

Je m'explique relativement mal ce genre de déclaration, soit l'individu s'est laissé corroder les méninges par trop de redressement productif, soit il s'agit d'un exercice de communication raté. De facto Montebourg a démontré que son seul moyen de subsistance dans les médias était de rendre son arrogance digne de Louis XIV, ses propos digne des frères Marx (et de leur cousin germain) et sa sagacité comparable à celle d'un drap de bain un peu humide. Même si ça peut plus ou moins
servir le gouvernement qui le supporte en agissant selon la tactique de "la France s'effondre, vite un autre sujet", ça ne peut que ruiner le personnage. Lui prêter ce cynisme, ce revient à le voir se porter à peu près autant d'estime que ce que nous lui portons...

L'impact de ce genre de déclaration est tel qu'il a tendance à vous couper la parole. De lui-même, tout seul, comme ça, le malotru. Un peu comme quelqu'un qui vous déclarerait "je trouve que l'acharnement judiciaire contre Marc Dutroux a été infâme", "les camps de concentration c'était bien", "je pense qu'on devrait interdire les licenciements"...

L'Arlequin de l'aile Gauche de la Gauche (à ne pas confondre avec le Don Juan diabétique), proche du peuple, se permet de te lâcher cash "si demain la téléportation arriverait, je l'interdirait pour permettre à Renault de s'adapter", il y a cent ans il aurait combattu les voitures pour protéger les calèches. "Demain, je fais une loi pour forcer les opérateurs télécoms à se réunir et voter ensemble des tarifs", rien ne l'arrête. "Nous allons demander à tous ceux qui
répondent aux appels d'offre public de s'arranger pour ne fournir qu'une offre claire à l'état, claire et surévaluée". Le seul micromotif que pourrait trouver le macroénarque ce serait
l'emploi, autant le mentionner, puisque c'est là son excuse. Z'EMPLOIS!

Le problème quand tu es pauvre, ce n'est pas que tu t'ennuie, c'est que tu manques d'argent et, même couverte d'emplois aidés, la France n'aura pas résolu ses problèmes économiques.

J'aimerais adhéré à la thèse du génie politique, du parasite éveillé, mais j'imagine que la rationalité me propose plutôt, à devoir trancher, d'utiliser le rasoir d'Hanlon et d'attribuer à la connerie d'un énarque ou de ses conseillers ce qui ne saurait l'être à un cerveau en état de fonctionnement, même machiavélique.

**EDIT**: après écriture mais avant publication, Arnaud menace Google, je pense que la suppression que Google doit pouvoir infléchir la croissance! Seul problème, dans le mauvais sens.


lundi 20 janvier 2014

Parlons un peu de liberté et de démocratie

Il est bon parfois de savoir se ressourcer, de regarder ses valeurs, et, éventuellement, de les comprendre, de voir son engagement, de se représenter. Les valeurs de liberté et de démocratie sont souvent mises en avant par les cultures occidentales mais la France ne supporte pas bien longtemps une réflexion sur ce sujet.




Une liberté d'expression inexistante

L'affaire Dieudonné est le symptôme récent du problème. L'opinion publique importe peu, c'est venu d'en haut. Dieudonné doit se taire et ne plus se donner en spectacle. Il s'agirait d'une incitation à la haine et à la violence. Disons surtout que les idées qu'il exprime passent mal. J'ai eu le plaisir de voir des arguments percutants comme "Racisme et antisémitisme sont punis par la loi. Ce ne sont pas des opinions". Ca aurait pu sortir d'un cours d'éducation civique (période France 2014 ou Mussolini 1937), mais non, des adultes éduqués ont ça en tête, que ne doit-on pas entendre pour venir expliquer qu'il ne s'agit pas là d'une privation de liberté. J'ai l'impression d'entendre des Témoins de Jehovah me citer la Bible comme source de vérité universellement admise, je n'accroche pas sur la Bible, c'est pas pour me taper ce qui sort de l'Assemblée en substitut et laisser ma raison au placard.

Qu'il s'agisse d'être raciste, d'être révisionniste, d'insulter ou d'être créationniste, désolé, mais il s'agit de liberté d'expression et de penser.

Pour la blague, je noterais que je ne voyais pas les mêmes sensibilités au sein de ce gouvernement quand il s'agissait de chasser à court quelques roms qui braconnaient sur les terres du Royaume de France.


Des principes, quels principes ?

Au-delà du fond du muselage en règle de Dieudonné, la manière est également très élégante. Je ne suis pas franchement au fait des règles de droit, mais à ma connaissance, l'exécutif dont M. Manuel "ferme-ta-gueule" Valls, a un rôle clé vis à vis de la Justice : ne pas y toucher. Or, décider de la position de Dieudonné par rapport à la loi, c'est, à mon sens, une décision de Justice.

Grosso modo l'UMP faisait revoter les lois jusqu'à les voir passer, le PS revient à la lettre de cachet.


Et le pouvoir ?

Le mec qui faisait péniblement 22% des inscrits au premier tour d'une présidentielle a aujourd'hui une majorité quasi absolue pour diriger le pays. La démocratie en France se passe plus dans les médias, dans la rue, dans les manifestations que dans les discussions de l'Assemblée. Pourquoi ? Car nous avons un mode de scrutin qui fournit un organe législatif tellement édulcoré qu'il est dépourvu de toute contradiction.


Heureusement ils doivent rendre des comptes

Non content de s'arrêter là, nous avons acté la justice à plusieurs vitesses, des syndicats, aux élus en passant par les fonctionnaires, tout le monde s'est aménagé ses petits passe-droits.

Je ne parle pas de différences d'impositions qui me sont déjà incompréhensibles, mais de différence dans le traitement de délits violents par exemple. Frapper un élu ou un fonctionnaire, ce n'est pas frapper un citoyen. Un syndicaliste qui détruit du matériel dans une action syndicale est protégé, nous avons même su élever la nouvelle génération qui prend des gens en otages. On traite plus mal un humoriste non consensuel qu'un élu pseudo mafieux qui reste planquer au chaud dans l'espace gériatrico-legislatif qu'est le sénat ou que des syndicalistes qui donnent dans la séquestration.


  • La liberté d'expression : "oui mais ..."
  • La démocratie : "oui mais ..."
  • L'égalité des droits : "oui mais ..."
  • Le droit de propriété : "oui mais ..."
Tant que l'on mettre des "oui mais ..." derrière nos principes nous n'en auront aucun ni sur papier ni en pratique. Et si l'on souhaite avoir ces principes, ce n'est pas parce que "ça fait bien", c'est parce qu'ils ont une contribution positive à notre société, parce qu'ils sont les garants de ce que nous souhaitons et voulons obtenir, de notre richesse, de notre capacité d'adaptation et de nos avancées.


samedi 11 janvier 2014

Cette assurance maladie qui ne sert à rien

Sacrosainte Sécurité sociale enviée du monde entier, gouffre à pognon, tonneau des Danaïdes du contribuable, la trayeuse à prolo, l’argument gaulliste. On peut lui donner deux ou trois noms sympathiques, mais la Sécurité sociale est bizarrement un des derniers points auxquels s’accrochent les Français quand on leur parle de l’ambiance morbide qui règne au pays. Mais au fond l’idée même d’assurance maladie telle qu’on la conçoit n’est-elle pas totalement aberrante ?

Pourquoi ? Dentiste ? Oculiste ? Un rhume ? Deux chiasses ? Un bis pour les gosses ? C’est cher, disons une dépense de maximum 1 000 € par personne par an.

Au-delà de cette idée de « la santé c’est cher il te faut une assurance », l’assurance c’est là en cas de « coup dur », pas en cas de « coût récurrent ». Malheureusement les épidémies de gastro étant ce qu’elles sont, elles font le bonheur de Lotus, mais aussi de votre généraliste et des labos. Ils sont tous là pour ces moments étranges. Comme l’assurance est là pour gérer un risque en le lissant et non un coût, le côté cher, c’est pas vraiment l’idée.

Ainsi il y a deux idées dans ce que fait la Sécu : gérer les imprévus en matière de santé (les grosses dépenses) et gérer le fait que la santé c’est cher (mais récurrent). De la manière dont on nous la présente, la Sécurité sociale est une espèce d’assurance obligatoire.

Il y a d’autres frais récurrents, chers et vitaux qui ne sont pas gérés par une assurance de manière obligatoire, typiquement l’alimentation. L’État ne s’en occupe pas (pas encore, les tickets de rationnement arrivent peut-être).

Malheureusement, cette idée de faire assurer vos coûts de santé récurrents a un coût, ne serait-ce qu’un coût de gestion. Mais peut-être également un coût aussi parce que si ni vous, ni votre pharmacien, ni vos médecins ne « sentent » pas les dépenses, cette carte blanche pour les dépenses ne joue pas en faveur de votre porte-monnaie.

Ça se fait ailleurs sur cette belle planète ronde, l’idée d’une franchise annuelle de santé (e.g.: les 1000€ mentionnés précédemment) me semble être une bonne solution pour cela. Tu paies tout et si tu dépasses tes 1000€, le gentil État s’occupe de tout ! L’avantage ? 90% du volume de dépenses reste dans ta poche et ne coûte rien à gérer.


vendredi 18 octobre 2013

Boris Vian dans l'Herbe Rouge

«J'accuse mes maîtres, dit Wolf, de m'avoir, par leur ton et celui de leurs livres, fait croire à une immobilité possible du monde.»


jeudi 26 septembre 2013

Et si nous manquions de mots ?

Finalement, lorsque deux individus discutent, il est rare que, tous deux de bonne volonté, ils ne se trouvent des points d'accords. Selon moi, une des raisons principales est que les mots nous trahissent et bien souvent leur manque de précision gêne notre pensée.

On note dans le genre: la différence entre le "droit de faire quelque chose", qui indique une liberté et le "droit à quelques chose", qui désigne généralement un droit construit, le droit de venir réclamer quelque chose à la société. Le problème de ces deux notions c'est qu'elles désignent toute deux des notions de droits, toutes deux une opportunité laissées aux individus, l'incapacité d'avoir un mot pour chaque tend à rendre difficile certaines distinction. Par exemple, si je parle du droit des femmes, est-ce que je parle du fait d'avoir les mêmes droits que les hommes, ou du droit d'exiger une parité dans les conseils d'administration et les assemblées fainéantes d'un gouvernement ?

Certains mots n'existent pas, ou ont été phagocytés par d'autres concepts. Pour beaucoup l'enjeu de la démocratie est de mettre un papier dans une enveloppe, pour d'autres, il s'agit de choisir un chef. Pour l'un ou pour l'autre, il est intéressant de noter que la monarchie élective peut satisfaire à ces deux critères. Refusant de pousser la réflexion, beaucoup sont incapables de poser clairement ce qui différencie la démocratie française d'un tel système. Un symptôme, je pense. Certains termes émergent comme celui de "démocratie liquide", mais la faiblesse de ces concepts est de devoir devenir norme avant d'avoir une réelle utilité.

"Racisme" est également un concept assez intéressant, l'idée originale qu'une race est inférieure par nature à une autre, est une idée qui rencontre relativement peut d'adeptes. Si l'on fait glisser ces considérations sur des idées nationalistes, de chacun chez soit ou de supériorité culturelle, pourquoi pas de nécessité de "mimétisme des autochtones chez les populations migrantes", le nombre d'intéressés grimpe en flèche. Quelle importance me direz-vous ? Le racisme est assez universellement admis comme mauvais. Les nationalistes ne se sentent pas visés par le terme, leurs adversaires se focalisent sur l'idée admise que le racisme est mauvais et en font l'argument ultime. Le débat ne dépasse pas celui du sens des mots. Ne parlant pas de la même chose, c'est l'incompréhension seule qui triomphe.


Related Posts with Thumbnails