lundi 13 juillet 2009

Bret Easton Ellis - Les lois de l'attraction

Pour ceux qui attendent de l'intrigue, passez votre chemin, aucune intrigue et ni rebondissements ne vous attendent. Bret Easton Ellis décrit dans Les lois de l'attraction une jeunesse qui ne sait pas trop où elle va et qui se défonce à coup de drogue ou d'orgie pour trouver sa route dans le brouillard.

L'aspect intéressant de l'ouvrage se trouve dans la description à la première personne de l'ambiguïté des relations humaines. Les relations et interactions sont décrits du point de vue de tous les protagonistes successivement, quelques pistes lancées pour comprendre le mal-être. C'est un peu du Groucho Marx «Jamais je ne voudrais faire partie d'un club qui accepterait de m'avoir pour membre.», on saisit bien le caractère paradoxale des relations humaines, mais sans pourtant jamais comprendre la vrai raison de cette attirance pour le malheur.

La peur du bonheur semble être le plus grand malheur de l'occident.

jeudi 9 juillet 2009

Boris Vian et l'individualisme

«Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun.»


Boris Vian, extrait de L'Ecume des jours

samedi 4 juillet 2009

Sarkozy, Obama et le travail du dimanche

« Est-ce qu’il est normal que le dimanche, quand Mme Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je doive passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ? »

L'information est partout, il faut dire que de manière très naturelle, elle cumule Sarkozy et Obama, c'est assez costaud pour une nouvelle. Accompagnée de commentaires de journalistes sur l'argumentaire efficace que cela représente pour le travail du dimanche uniquement dans les zones touristiques. Néanmoins quelques réserves qui me sont personnelles :

  • Je suis très content que Mme Obama soit venue en France. Je pousse peut-être un peu, rectifions donc : Mme Obama vient en France, grand bien lui en face, néanmoins je trouve cela un tantinet gerbant de constater comment M. Sarkozy s'engage dans une attitude de monarchiste diplomate et autorise ces "petites entorses" au règlement qu'est la loi pour convoquer un accueil agréable à la princesse d'une contrée lointaine ;
  • Je suis également très soucieux de cette idée d'autoriser le travail le dimanche aux simples zones touristiques pour que l'on ait pas non plus de problèmes lorsqu'arriveront les dirigeants des autres pays. Je trouve cet argumentaire falacieux et incohérent. Même étonnant : c'est nouveau en France, on est plus soucieux des étrangers que de la populace qui paye l'impôt et est censée être aux commandes de ce pays. Il y a une armée de français qui s'emmerdent le dimanche (enfin on est au moins deux), et parmi cette armée, on devrait bien pouvoir en trouver une moitié qui aimerait travailler et une autre consommer. Admettons qu'ils restent quelques fanatiques de la messe, quelques beaufs syndicalistes qu'veulent pas qu'on y touche, mais à combien est-ce que l'on brade la liberté des autres ?

jeudi 2 juillet 2009

Tu fais quoi demain ?

Quand ma petite soeur veut sortir, elle prend le calendrier et se trouve une foi catholique spontanée ; aujourd'hui par exemple, elle fêterait ce bon Saint Martinien qui a certainement su marquer son époque.

Pareillement dans les milieux publiques, on abuse pas de l'argent qui nous est confié. On déconne pas avec l'argent des gens, on a des principes, on se fait pas des petits cocktails sans raisons, on dépense pas de l'argent comme ça dans des événements futiles.

Par des "principes", il faut comprendre des "prétextes", et alors avouez quand même que faire du 25 juin la journée européenne de sécurité routière aux passages à niveau c'est une super idée. Dans le même genre, saviez-vous qu'aujourd'hui le 02 juillet 2009 vous êtes dans :

Je m'arrête mais, sans avoir vérifier l'information, je suis prêt à parier que tous ces événements ont sur trouver des financements publiques. Mais ne rigolez pas l'événement journalier n'a qu'un seul financier au final : vous.

lundi 29 juin 2009

Michael Jackson est mort

...et moi j'en ai rien à foutre. La réaction que ça suscite m'impressionne en revanche. Je vous en retrace les grandes lignes : parti de rien, arrivé au sommet, déchéance et mort... C'est le même scénario que Scarface, le public se lève et applaudit ce dernier acte funeste. Macabres acclamations, régurgitation de politiciens en mal de passage médiatique, mais au fond j'ai l'impression de voir un mouvement de foule sans sincérité aucune et agissant dans un traditionnalisme qui me laisse circonspect.

On a appris à la plèbe à assister pleinement et à participer au spectacle. Pour que la mort soit tragique, il faut du sang et des larmes. C'est bon pour le business les hyperémotifs, ça consomme à l'instinct, ça vous consomme du TF1 et vous finance Secret Orgy à grand coups d'SMS surtaxés.

Mais c'est branché de se mettre à chialer et à ressentir, comme ça, d'un coup ! C'est mortel ! J'étais au Stade de France pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps ACDC, à grand coup d'écran géant on vous balance des plans en masse entre Angus Young et des nanas parmi les plus sexy de la foule. L'instant le plus instructif c'est le quart de seconde entre le moment où la régie choisit son égérie éphèmère et le moment où celle-ci prend conscience de sa gloire.

A cet instant d'ignorance correspond l'attitude normale d'une jeune femme écoutant un concert, mais dès que son compagnon lui signale qu'elle est montré à quelques milliers de personnes, elle se transforme en adolescente psychotique expliquant que "ouah putain mégateuffffff". Et à 200 filles, 200 fois le même comportement, un mimétisme inquiètant qui ne laisse aucun doute sur le caractère démodé du libre arbitre et de l'excentricité. A mon désolement personnel également, pas une seule provocatrice souhaitant marqué l'histoire en exhibant sa poitrine...

dimanche 28 juin 2009

Citation sur l'échange

Citation reprise directement depuis Expression Libre :

Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et que l’on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées.


A mettre en parallèle avec cet article.

vendredi 19 juin 2009

Vous attendez quoi ?



Entre l'humour et le cynisme, voici un petit détournement personnel de la pub Blédina.