mardi 12 juin 2012

Un des gros problèmes de la France : les étrangers

Mon psy est formel : se regarder dans un miroir trop souvent c'est pas bien, mais un peu oui ça peut vous permettre de voir des trucs. Du genre que ça ne sert à rien de vous foutre de la gueule des kilos en trop de votre voisine quand la dernière fois que vous avez vu vos doigts de pieds autrement que dans un miroir c'était juste avant la réélection de Jacques Chirac.

Alors regardons un petit peu ce joli pays de donneurs de leçon qu'est la France. La France a quelques problèmes de fond, un de ces problèmes c'est quand même les étrangers, l'émigration, la couleur de peau, le patriotisme, appelez ça comme vous le sentez.

Un des dictons de la médecine moderne c'est de soigner le symptôme avant de trop s'intéresser à la maladie. Appliquant cette logique toutes déclarations liées à l'origine, la race ou le diamètre du tibias d'un individu sont classées sous un l'étiquette délit (sauf pour les commentaires positifs, parce qu'au fond quand c'est gentil c'est mignon, c'est bien, on trouvera difficilement mieux pour favoriser le langage universel des faux-culs). Malheureusement soigner les symptômes ne fait pas disparaître la maladie.

Pour un pays qui en fait un délit, la France se trimbale quand même une belle haine de l'étranger. Les étrangers sont la super excuse pour tous les trucs qui se passent mal dans le pays : l'insécurité, le déficit, l'économie, la connerie...

Quand bien même Zemmour aurait raison sur ses statistiques autour de l'origine ethnique des délinquants, ce serait peut-être bien de se demander dans quelles mesures la justice fait son boulot lorsque l'on voit que la plus part des délinquants peuvent tranquillement atteindre les 10 délits avant d'en faire un 11ème sans être franchement dérangés dans leur lourde besogne. On pourrait aussi s'interroger, peut-être, sur la politique familiale du pays qui transforme la reproduction en une source de revenu et considère l'émigration comme son seul espoir de financer son système de retraite, en espérant que les populations fraichement arrivées réussiront à chier un emploi en arrivant sur le sol français (réaction au climat, je ne sais pas).

Notre beau modèle social est un espèce de mix parfait entre la naïveté, la stupidité et le socialisme. C'est très rigolo de caricaturer les populations africaines comme arrivant en plein coeur de la scène Saint-Denis (récemment renommée en raison de son financement prolixe de la culture) et déclarant d'un air solennel "a ouai hein, c'est ouw la CAF ?"... Malheureusement tous ces systèmes de financement de la précarité, qui peuplent notre pays, ont été votés par une armée de bon petits français pur sang, pure souche, qui ont trop d'orgueil pour regarder la réalité sous un autre oeil que celui qui les montrent comme de grands génies altruistes et infaillibles portés à la tête du pays par une méritocratie parfaite.

Quand à l'économie, l'économie met à peu près tout le monde d'accord. Le made in France c'est le nouveau écoconcept des écomarketeurs qui veulent écoflatter les écocitoyens et surtout les écopolitiques, mais comme on me l'a déjà dit "Hè connard (éconard), tu veux pas t'arrêter un peu ?" !

C'est marrant que pour vendre un produit produit en France, le seul argument de vente que l'on a c'est le lieu de fabrication. Alors, à moins que les chinois travaillent moins bien que les français, pour moi ça ne change rien, et, promis, dès que je peux vous faire un benchmark avec un PC français je me lâche. Nous avons construit un système économique hyper efficace nous permettant d'avoir des vrais fleurons de l'industrie colbertistes :
  • Total, qui a bien été aidé par maman état pour que les ouvriers puissent continuer d'aller faire le plein
  • Sanofi, dont les produits sont remboursés par l'état et dont Roselyne (l'intellectuelle du gouvernement précédent) avait acheté un lot de vaccins pour une histoire de rhume cheloue (patriote la madame)
  • GDF Suez, ancienne entreprise publique
  • Danone, pour lequel on considère en France que les jeux d'argent sont un secteur stratégique pour l'économie. Vous ne voyez pas le rapport ? Ça autorise l'état à s'opposer aux offres publiques d'achat (OPA des méchants étrangers en haut de forme et avec un manteau de Dracula) au prétexte que Danone est un grand acteur des jeux d'argent (puisqu'il possède le casino d'Evian)
  • BNP Paribas, dont plus de 40 % du capital est public
  • EDF, idem GDF
  • France Telecom, idem EDF
Ces sept sociétés sont juste parmi le top 10 en terme de capitalisation du CAC 40 et je n'en suis même pas arrivé à parler de Renault. Alors, pendant que l'on finance tout ça, que l'on s'arrange entre potes, syndicats et camarades de promo, il y a bien des gens qui payent. Comme disait Théwèse, une amie : "Si Sidney Bechet était de'iè'e tout cela ça se se'ait su".

On ne peut pas parler de ce sujet sans évoquer les trépaneurs de racistes (l'évolution du croisé du Moyen-Age) qui, bien que parfaitement conscients de la supériorité majeure de leurs idées, ne peuvent se dégager de cet instinct grégaire qui consiste à fermer la gueule des gens qui ne sont pas d'accord avec eux à coups de pierre. Ce sont les plus mignons ceux-là, mais bon, on perd vraiment en enthousiasme en voyant qu'ils ont gagné le tournoi de bienpensance qui s'est livré un jour dans une assemblée. Quand on voit qu'ils se sont structurés en organisation de parasites tirant rémunération de la censure qu'ils adulent, c'est triste, on ne rigole plus.

On peut considérer que ces étrangers sont vraiment un problème au pays des gens qui sont nés quelques parts, ils sont quelque part l'écran de fumée qui nous empêchent de voir qu'il y a un feu, les premiers veulent placer un grand ventilateur, les seconds contestent l'existence de la fumée... Peut-être qu'en cessant ces débats à la con, on aurait un peu plus de temps cerveau disponible, mais ce serait trop dommage de ne pas rester coucher parterre en gémissant dans un vomie idéologique, c'est presque un idéal hédoniste.

Les anglophones peuvent s'offrir une autre conclusion de Morgan Freeman.

Merci à vous et gros bisous !

Source de l'illustration : un site communiste (donc sous SPIP)


jeudi 24 mai 2012

Ce que l'Etat sait de vous par le biais d'Internet

Il y a quelques mois j'ai écris un article vous détaillant ce que Facebook et consors pouvaient savoir de votre vie. Ce serait malhonnête de ne pas venir parler sur l'Etat autour de ce même sujet.

Vous ne devriez pas avoir confiance en l'Etat, parce que même si vous pouvez penser qu'il est aujourd'hui une entité de laquelle vous ne devez rien avoir à craindre, je pense qu'il est illusoire de penser que le temps des dictateurs sanguinaires est derrière nous pour toujours.

Pour commencer, l'Etat a accès à toutes les informations qui peuvent vous concerner chez les acteurs privés, potentiellement avec un soutien légal, parfois avec simplement avec celui de la force ou de la menace comme dans les dictatures arabes qui sont en train de s'effriter :

  • Réseaux sociaux
  • E-mails
  • Opérateurs téléphoniques
  • GPS
  • Banques (d'ailleurs, si vous pouviez arrêtez de payer en espèce, ce serait gentil !)
Sur un plan légal, vous pouvez penser qu'il y a des contrôles autour de ce qu'il peut s'appeler un viol de votre vie privée. C'est de moins en moins vrai. Ca ne l'est pas grâce à MM. Ben Laden, Bush et Obama aux USA par le biais du Patriot Act. En Europe et en France particulièrement il y a des tendances visant à "mater Internet", à l'asservir au contrôle des états. L'affaire Merah a permis à Sarkozy d'ouvrir encore quelques portes. Au-delà des accès sans besoin d'accusation, les états constituent d'abord des obligations des fichages chez les acteurs privés, par exemple, le gouvernement francais en forçant le stockage par les fournisseurs d'accès de vos données d'achat, de communication ou de navigation, on s'assure d'avoir ces informations à portée de main.

Le future de ces pratiques est d'établir des pratiques similaires à celle des USA, les acteurs privés doivent ouvrir leurs bases de données dans le cadre de la lutte antiterroriste, elles n'ont aucun droit de prévenir leur client que leur données sont lues par telle ou telle entité gouvernementale... Si vous utilisez GMail par exemple, vos e-mails sont automatiquement analysés à la recherche de mots-clés au cas où quoi.

En fait, même en oubliant les caméras de sécurité qui peuplent avec insistance et enthousiasme toutes les ruelles des pays civilisés, l'Etat peut facilement avoir accès à vos données bancaires, combien vous avez payé, pourquoi, quand. Il peut demander quels sites vous avez visités, voir ce que vous y avez fait. Avec vos données de mobiles, on a une petite idée d'où vous étiez, d'à qui vous avez parlé.

Les contraintes juridiques ne constituant qu'un mur de paille qui s'embrase rapidement. Votre seule sécurité réelle pour le moment c'est le niveau de la technique : regrouper ces données n'est pas une chose facile et coûte très cher, les analyser efficacement et automatiquement est du domaine de la recherche. Fermez les yeux, rentrez dans la tête d'un de ceux qui dirigent les hommes : imaginez un monde où automatiquement vous savez si vos serfs, pardon, vos citoyens, payent leur impôt et/ou complotent contre vous. Voici un cauchemar qui pourrait devenir réalité, et qui en tout cas représente un projet vendu à coup de lutte contre les pédophiles et les islamistes, peut-être un peu contre les riches aussi...

Peu d'entités s'opposent à cette tendance.

Quelques sociétés dans la mesure où cela menace leur business, mais pas plus que celà puisque ça augmente confortablement les barrières à l'entrée sur leur marché et ça leur évite quelques tracas autour de la concurrence.

Peut-être aussi quelques associations considérées comme des allumés conspirationnistes du genre de la Quadrature du Net.

La chose qui peut sauver votre vie privée dans le futur, c'est peut-être la technologie et la science qui travaillent à offrir des projets comme TrueCrypt, Bitcoin ou encore Freenet.

La petite morale de cette histoire est donnée par Korben : «TOUT CE QUE TU METTRAS EN LIGNE, TU DEVRAS LE CONSIDÉRER COMME PERDU ET PUBLIC À TOUT JAMAIS. BORDEL.»

Have a nice day !


mardi 8 mai 2012

Diminution du temps de travail et développement de l'humanité : entre réalité et idéologie

Le début de ce billet est un échange dans lequel on m'a dit que Poutou avait pour projet très simple de diminuer le chômage avec une recette simple : tant que l'on a pas le plein emploi, on diminue le temps de travail. J'ai du mal à mettre la main sur une déclaration complète, quelques idées de fond qui s'en rapprochent c'est tout

De manière générale, on note que tous les discours autour de la diminution du temps de travail tendent à la justifier par l'idée de donner au salarié un confort supplémentaire, tout en créant des emplois. Quand on parle de diminution du temps de travail, on l'entend généralement à salaire égal. Ainsi même si la proposition ci-dessus n'était pas exactement celle proposée, elle exacerbe une idée que j'aimerais discuter ici.

J'aimerais donc vous structurer un peu plus cette idée :
  1. On manque d'emploi
  2. On diminue le temps de travail par salarié
  3. La quantité de travail à réaliser étant la même, on a besoin de plus de salarié pour la même activité
  4. Conclusion : on crée de l'emploi.
En dehors du fait que j'estime que l'état n'a pas à se préoccuper de combien de temps vous acceptez de travailler en échange de quel salaire, que ce doit être une affaire privée, je vous propose de nous pencher un peu sur une analyse économique de cette idée.

Penchons-nous simplement sur une autre compréhension du phénomène, peut-être plus proche d'une réalité économique. Oublions le concept éthéré et macro économique de chômage, regardons à l'échelle d'une entreprise :
  1. L'entreprise vend une certaine quantité de biens : Q, cette quantité est liée à la demande du marché et la compétitivité de l'entreprise.
  2. On diminue le temps de travail par salarié tout en maintenant les salaires.
  3. En conséquence, l'heure de travail coûte plus cher.
  4. L'entreprise, pour produire une même quantité, doit payer plus cher (car elle a besoin de plus  de salariés).
  5. Cette augmentation des coûts déclenche une augmentation des prix au niveau de l'entreprise
  6. L'entreprise vend désormais une quantité de produit Q', Q' étant inférieure à la quantité de départ Q, un marché consomme moins de produit, si le prix de ceux-ci augmentent.
  7. L'entreprise consomme donc moins de travail (en terme horaire) qu'auparavant et rien ne garantit qu'elle emploie plus de monde. La seule certitude est que l'entreprise avant demandait plus d'heure de travail au marché du travail et qu'elle produisait plus.
  8. Si elle est dans un contexte international, elle est seule à voir ses coûts augmenter face à sa concurrence internationale... Il n'est donc pas improbable qu'elle vende beaucoup moins.
  9. Conclusion : tant qu'on a du chômage, on diminue la compétitivité des entreprises et donc on créé du chômage.
Une considération plus libérale vise à voir la diminution du temps de travail différente. Dans cette conception certains travailleurs décident qu'ils préfèrent voir leurs revenu en échange de plus de temps libre, ils acceptent donc une diminution de leur temps de travail mais liée à une diminution de leur salaire. Cette diminution du temps de travail n'entraine aucune diminution de la compétitivité ou une diminution minime de la productivité liée à une augmentation des coûts de management.

edit: Pour reprendre, un commentaire plus bas au sujet du SMIC : "Tous ceux dont la productivité marginale est moindre sont dans une trappe à inactivité."


dimanche 6 mai 2012

Le mensonge au programme des écoles de journalisme

Les journalistes qui peuplent la télévision française sont ce qui doit se faire de pire à l'échelle mondiale dans leur profession à l'heure actuelle. Les images de cette soirée du 6 mai 2012 méritent de venir constituer un monument en hommage à la bêtise humaine et de l'hypocrisie.

L'hypocrisie dont nous affublent nos institutions interdit de divulguer les résultats des élections avant une certaine heure. Naturellement les médias étrangers, eux, ne se gênent pas de faire quelques sondages et estimations. L'information, tout le monde la connait. Le cocasse arrive lorsque la horde d'indécents qui peuple la télévision prétend comme un seul homme ne pas connaître ce qu'on l'interdit de divulguer.

Ces scènes sembleraient presque extraites des archives cubaines, coréennes ou soviétiques. On y voit une foule chanter la victoire d'un candidat en arrière plan, et au premier plan, en contraste total, un homme ou une femme déclarer, le visage blême et l'air grâve, le suspens intenable qui tendent l'atmosphère.

Ca a le mérite de nous éclairer un peu sur le niveau d'honnêteté qui doit éclairer leurs écritures et reportages. Seuls, de leur propre chef, ils se sont tous obligés à mentir en singeant celui qui n'avait pas l'information, peut-être de peur que l'on ne voit les chaines et les baillons qui les empêchent de jouer leur rôle.

N'imaginons pas ce qu'ils peuvent faire sous quelques pressions politiques ou sous une incitation financière quelconque.


François Hollande : la fin des faux semblants, la vue d'un abstentionniste

L'élection de François Hollande me fait sourire. Elle va peut-être mettre fin à l'hypocrisie totale qui s'exprime dans notre joli pays.

Tout d'abord, ça va nous éviter les laïus des gens de droite se masturbant sans concessions aucunes sur un bilan qui relève plus d'un fantasme que d'une réalité. Les faits sont là, des scores similaires à 2007, Nicolas Sarkozy a été à François Hollande ce que Ségolène Royal a été à Nicolas Sarkozy, un épouvantail.

J'avais écrit un article avant l'élection énumérant toutes les bonnes raisons que l'on pouvait avoir de ne pas revoté Nicolas Sarkozy. Je ressens l'échec de Nicolas Sarkozy comme une vengeance face à l'absence de principes dont il a su faire preuve. Quel que soit le candidat qui s'y substitue, l'absence de principe doit être sanctionnée.

Je doute que François Hollande tire plus le pays vers le bas que n'a su le faire son prédécesseur, non que je ne reconnaisse pas son potentiel, mais c'est simplement que je pense que l'on s'est un peu trop brisé les mains en applaudissant le génie de son prédécesseur.

Ça risque de casser un peu les pattes à tous ceux qui nous chantent les gloires de la France dans l'accomplissement de la gestion de la crise. Si les riches pouvaient partir, si les doués pouvaient partir, si les travailleurs pouvaient partir que l'on laisse à la France la population qu'elle mérite et celle qu'elle veut.

Même si elle l'était déjà sous Sarkozy, ce sera peut-être l'occasion de reconnaître que la France est un pays socialiste.

Que le socialisme fasse mal, qu'il ait un réel poids sur l'économie du pays. Contrepoints annonçait qu'en une décennie l'expatriation avait doublé, plus ce serait encore mieux. Les gens qui se font pomper leur salaires sont des victimes, mais leur inaction peut faire d'eux des coupables involontaires. Le socialisme est à mon sens immoral, ce serait beau que l'immoralité se révèle couteuse. Bref l'espoir c'est que l'on touche de le fond.

Je viens d'entendre Ségolène Royal parler d'un plafonnement du prix de l'essence, les problèmes risquent de débarquer avec entrain.


mardi 17 avril 2012

Le marketing qui n'aimait pas les mirroirs

Je trouve ça amusant d'observer les travers dans lesquels peuvent conduire la communication. Je vous invite à observer deux publicités (plutôt bien réalisées au passage).





Le marketing se charge de construire des offres, de monter des univers, d'agir en donnant une cohérence à l'offre produit.

A ma gauche j'ai Mercedes qui me propose «un futur plein de promesse», et, pour mettre en avant ce futur plein de promesse, une histoire qui se répète, l'histoire d'un jeune couple qui ne veut pas finir aussi con que leurs géniteurs mais qui finit par faire des enfants qui pensent pareil. On commence rebelle, on finit bourgeois dans un pavillon sorti d'une pub et avec une bru (putain il est moche ce mot) qui se ramène en Louboutin Goth (on va finir par faire du fashion ici) et qui croit voir un mix de Gandhi et Madonna quand elle croise un miroir. On commence rebelle, on veut changer le monde, on termine en Mercedes... Est-ce que le spectateur doit comprendre que Mercedes fait à ses clients des promesses de même qualité, priant, les mains jointes au bord du lit chaque soir, que le monde aura oublié ses mensonges dans quelques années ? Ne condamnons pas, amusons-nous simplement du quiproquo, d'une ambiguïté dont je ne sais si elle est volontaire ou maladroite.

A ma droite, le PMU, la pub est sympa, mais le slogan relève presque du foutage de gueule «On parie que vous allez gagner». Quand vous mettez de l'argent dans une boite, il ne s'en créé pas au milieu avant de l'ouvrir de nouveau. La boite c'est le PMU, voyez-vous ? Les parieurs mettent de l'argent dans la boite et les gagnants remportent une partie de la boite, le PMU garde l'autre partie (cons de capitalistes). Ceci amène à une considération simple, statistiquement les parieurs perdent de l'argent (la somme encaissée par le PMU).

Ca marche avec le PMU, mais également avec la totalité des sites de paris et de jeux d'argent. Les maths sont implacables quand elles s'y mettent, et quand on a des millions de joueurs, on est sûr de gagner. Le PMU a donc un business model que l'on peut résumer comme étant l'inverse exacte de son slogan, il parie que vous allez perdre ... et c'est plus logique. Là, j'ai du mal à croire le hasard ou la précipitation, je trouve ce slogan d'un cynisme froid.


vendredi 30 mars 2012

Gitosis et Git pour une petite équipe sur Ubuntu serveur : note d'installation

Je parle trop de politique en ce moment, c'est profondément inutile. Faisons donc un peu d'utile : Gitosis et Git.

Plutôt habitué à SVN le côté décentralisé de Git m'intéressait, ça m'évitait d'être trop dépendant d'un serveur pour pouvoir versionner mon travail. Git apporte à mon sens à un système de gestion de version (SCM) une distinction importante dans les besoins à satisfaire :

  • Permettre de versionner le code source d'un programme pendant son écriture (pour associer les travaux à des corrections de bugs et éventuellement permettre de revenir en arrière quand le besoin se fait sentir
  • Permettre à une équipe de collaborer sur un même projet
En rendant le développeur dépendant d'un serveur central, SVN avait tendance à lier un peu trop les deux à mon goût.

Gitosis est simplement une version serveur de Git vous facilitant la vie. Voici donc quelques notes d'installation pour moi plus tard, et pour vous qui passez par là. Je n'ai pas la prétention de réinventer la poudre, il y a des chances que ces quelques lignes contiennent des imprécisions (en particulier sur l'aspect clé de cryptage où je ne suis pas un expert), si des sujets vous intéressent je vous invite donc à creuser.


Attention : Gitosis est un projet abandonné, il serait plus prudent pour vous d'utiliser Gitolite. Cependant n'ayant pas eu cette information au préalable je suis resté sur Gitosis pour mes tests.

Tout d'abord le système fonctionne sur la base de SSH pour la sécurisation des transactions. Les utilisateurs (ici les développeurs) doivent donc avoir leur clé SSH de configurée :

Ainsi si vous utilisez un système *nix (de mon côté Ubuntu côté serveur ou Mac OS pour ma machine perso) vous pouvez vérifier que votre home contienne un fichier id_rsa (clé privée et donc secrète) et id_rsa.pub (clé publique) dans le répertoire .ssh. Ainsi si ~/.ssh/id_rsa.pub et ~/.ssh/id_rsa existent vous n'avez rien à faire. Sinon vous pouvez les créer en exécutant la commande qui est faite pour :
  • ssh-keygen -t rsa

L'usage d'une passphrase (mot de passe un peu long) sécurise un peu la chose mais reste optionnel. Pour la petite histoire la clé publique de A va être communiquée à B, B va pouvoir ainsi être sûr qu'il communique bien avec A tout au long des communication en permettant de décrypter les messages créés grâce à la participation clé privée.

L'installation de Gitosis se fait ensuite en quelques lignes. Installation de Gitosis (et de GIT au passage) :
  • sudo aptitude install gitosis git-core

Initialisation d'un utilisateur pour gitosis (je ne suis pas sûr de ce que fait cette ligne, pour moi, elle créé un utilisateur et permet de s'y connecter par la clé que nous avons généré) :
  • sudo -H -u gitosis gitosis-init < ~/.ssh/id_rsa.pub

Attention vous avez deux fichiers : id_rsa qui est votre clé privé (à garder au chaud, d'où son nom), le fichier id_rsa.pub est votre clé publique. Les deux vont de paires et la clé RSA publique peut-être diffusée et vous permettra de vous connecter à un système en utilisant la clé privée lui correspondant.

On clone le repository permettant de gérer votre Gitosis, en gros ce répertoire est un repository GIT, vous y effectuer vos modifications et l'envoie de celle-ci modifie le comportement de votre serveur.
  • git clone gitosis@localhost:gitosis-admin.git /tmp/gitosis-admin

Si vous arrivez là sans encombre c'est merveilleux ! Et c'est presque fini. Le repository contient : un fichier gitsosis.conf et un dossier keydir.

gitosis.conf vous permet de gérer vos dépôts et les utilisateurs qui peuvent y accéder, un petit exemple :

[group gitosis-admin]
writable = gitosis-admin
members = root@myhost

[gitosis]


[group myprojectrepo]
writable = myprojectrepo
members = tom john


Le premier block concerne le repository utilisé pour l'administration de Gitosis (gitosis-admin), sans trop rentré dans les détails l'attribut writable désigne un repository sur lequel le groupe sousjacent à des droits d'écriture. Ainsi on comprendre que le groupe similaire lié à myprojectrepo concerne un second repository, si vous ajouté quelques lignes comme ce groupe vous créez donc un nouveau repository avec pour membres tom et john...

Tom et John me direz-vous ? Comment le système fait-il le lien avec des utilisateurs ?

C'est là qu'arrive le dossier keydir, ce dossier va simplement contenir les clés de vos utilisateurs, le fichier id_rsa.pub de tom va devoir y être inséré sous le nom tom.pub. Vous l'avez devinez vous devrez rajoutez un fichier john.pub contenant la clé de l'utilisateur John, vous pouvez d'ailleurs constaté qu'un fichier root@myhost.pub contient la clé id_rsa.pub donnée à l'initialisation de gitosis.

Vous avez un repository gitosis-admin cloné, votre fichier gitosis.conf modifié et vos deux clés ajoutées à keydir, il ne vous reste plus qu'à commiter cela en local :
  • git add keydir/tom.pub
  • git add keydir/john.pub
  • git commit -a -m "My first repo is here"
Puis vous envoyez tout cela sur votre serveur :
  • git push
C'est fini, vous pouvez accéder à votre nouveau repository :
  • git clone gitosis@myhostname:myprojectrepo.git
Il est possible qu'une erreur se produise lors du push car votre repository était vide, après avoir des fichiers il vous faut utilisé la commande suivante :
  • git push origin master


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